LegalPlace en 2026 : mon bilan complet sur création d’entreprise, gestion comptable, tarifs et options alternatives

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Une création de société sur cinq en France passe désormais par un même groupe. Le 5 mai 2026, LegalPlace a annoncé une levée de 70 millions d’euros auprès de Move Capital, XAnge et Eurazeo, puis le rachat de Legalstart, son rival historique lancé en 2013. L’ensemble revendique plus de 300 000 entrepreneurs accompagnés, environ 500 collaborateurs et un objectif de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires dès 2026.

Voilà pour la puissance de feu. Car la création d’entreprise n’est plus le vrai sujet. Un questionnaire se remplit en une soirée, et le prix d’appel affiché par les plateformes de service juridique en ligne oscille entre 0 et 200 €. La dépense réelle arrive après : compte pro, domiciliation, gestion comptable, logiciel de facturation. Une SASU qui empile trois services chez LegalPlace atteint 631 € HT la première année, hors frais de greffe et hors annonce légale. L’année suivante, sans nouvelle immatriculation, le compteur reste à 432 € HT.

D’où l’angle de ce bilan 2026 : arrêter de comparer des prix d’appel et regarder le coût complet sur douze mois. Grilles tarifaires relevées le 22 septembre 2026 sur les pages officielles, avis clients, points juridiques à vérifier et options alternatives crédibles : voici ce qui tient debout, et ce qui mérite un second regard.

En bref :

  • Qui : LegalPlace, fondée à Paris en 2016, désormais tête de groupe après le rachat de Legalstart.
  • Pour qui : micro-entrepreneurs, SASU, EURL, SAS, SARL, SCI et associations.
  • Ce que ça coûte : 59 € HT en micro-entreprise, 0 € HT pour une SASU en formule Basique, mais des frais légaux qui s’ajoutent toujours.
  • Le piège : les abonnements (compte pro, domiciliation, comptabilité) pèsent plus lourd que la création elle-même.
  • Le point flou : le logiciel de facturation électronique annoncé comme « plateforme agréée par l’État », dont le nom n’apparaît pas dans la liste officielle consultée le 24 septembre 2026.
  • La note client : 4,4 sur 5 pour plus de 13 600 avis Trustpilot.

LegalPlace en 2026 : la plateforme qui a absorbé son rival historique

L’histoire commence en 2016, rue de Paris, avec trois fondateurs : Racem Flazi, Mehdi Ouchallal et Samuel Goldstein. À l’époque, Legalstart a trois ans d’avance et une notoriété installée. Dix ans plus tard, le rapport de force s’est inversé.

Le rachat de Legalstart ne signifie pas pour autant fusion des offres. Les deux marques continuent de vivre séparément, avec leurs grilles et leurs parcours respectifs. Un point à garder en tête si vous comparez les deux : vous comparez deux entités du même groupe.

Trois entités, trois contrats : le détail juridique à ne pas zapper

LegalPlace le précise elle-même : la société n’est ni un cabinet d’avocats, ni un cabinet d’expertise comptable. La comptabilité passe par ComptaPlace, une structure distincte inscrite à l’Ordre des experts-comptables.

Concrètement, tout peut passer par la même application, mais vous signez plusieurs contrats avec des interlocuteurs différents. Une formule de création, un abonnement bancaire, une lettre de mission comptable : ce ne sont pas les mêmes documents, ni les mêmes conditions de sortie.

Ce découpage n’a rien d’illégal, il est même plutôt sain. Il impose simplement de lire chaque engagement séparément, notamment les durées et les préavis.

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Création d’entreprise : ce que la plateforme fait vraiment

Le parcours démarre par un questionnaire guidé, écran par écran. C’est le point fort du service : chaque étape est expliquée, y compris pour quelqu’un qui n’a jamais entendu parler de capital social. Une fois la commande payée, l’entreprise n’existe pas encore.

Les quatre étapes qui suivent le paiement

  1. Compléter le questionnaire avec les informations de la société.
  2. Transmettre les justificatifs : pièce d’identité, justificatif de domicile, certificat de dépôt des fonds.
  3. Relire puis signer les documents générés, en ligne.
  4. Attendre l’envoi du dossier au greffe et l’immatriculation.

Pour une société, la relecture de l’objet social et des informations sur les associés mérite une attention particulière. Une erreur à cette étape se corrige ensuite par une modification statutaire, avec le coût et les délais que cela implique.

« Traitement en 24 h » : ce que la promesse couvre exactement

Le fameux traitement en 24 heures concerne le traitement prioritaire du dossier par LegalPlace, pas la création de la société. Les administrations gardent leurs propres délais : un Kbis en moyenne 8 jours après un dossier complet, et un numéro SIREN sous 5 à 20 jours pour une micro-entreprise.

Côté profils, la plateforme couvre les micro-entrepreneurs, les SASU et EURL (son cœur de cible), les SAS, SARL et SCI à plusieurs associés, ainsi que les associations. En revanche, si vous hésitez encore sur le statut, si les apports entre associés sont déséquilibrés ou si un investisseur doit entrer au capital, l’avis d’un professionnel reste indispensable. Un formulaire bien conçu ne remplace pas une consultation.

Gestion comptable : ComptaPlace, un cabinet sous une autre marque

La gestion comptable repose sur un modèle hybride : un logiciel que vous utilisez au quotidien, un cabinet qui produit les documents officiels. Vous connectez votre banque, vous envoyez vos justificatifs, vous posez vos questions à un comptable dédié par chat, téléphone ou visio.

Le logiciel fait le tri, pas le travail

La synchronisation bancaire affiche les mouvements, la trésorerie et les factures. Elle ne dit pas ce que vous avez acheté. Vous devez toujours fournir le justificatif, et parfois expliquer la dépense à votre interlocuteur.

Côté cabinet, ComptaPlace prend en charge le bilan, la liasse fiscale, la TVA et la CFE. La mission démarre par un rendez-vous d’audit de votre activité. C’est le bon moment pour cadrer par écrit le périmètre : nombre de déclarations de TVA, gestion de la paie, opérations à l’international. Ces éléments font varier le devis dans des proportions importantes.

Tarifs LegalPlace : les prix de départ service par service

Service Périmètre Prix de départ (HT)
Création micro-entreprise, Standard Dossier complet, immatriculation, garantie anti-rejet 59 € (70,80 € TTC)
Création micro-entreprise, Express Traitement prioritaire 24 h, assistance illimitée, demande d’ACRE 99 € (118,80 € TTC)
Création SASU / EURL, Basique Autonomie complète, envoi du dossier au greffe 0 €
Création SASU / EURL, Express Formaliste dédié, traitement prioritaire, garantie anti-rejet 199 €
Création SASU / EURL, Premium Express + domiciliation + conseil sur le statut + comptable dédié dès 69 € / mois
Compte professionnel Carte Mastercard Corporate, 20 virements SEPA / mois 6,90 € (micro) à 11 € / mois (société)
Domiciliation Adresse au 47 rue Vivienne, Paris 2e, courrier scanné 17 € (micro, SCI) à 25 € / mois
Comptabilité ComptaPlace Bilan, liasse fiscale, TVA, CFE, comptable dédié dès 39 € / mois (SCI, associations) et dès 75 € / mois (SAS, SASU, SARL, EURL)
Facturation électronique Devis, factures Factur-X, suivi des paiements 8,25 € / mois, 20 jours d’essai

Les tarifs affichés sont hors taxes et hors promotion. ComptaPlace accorde 15 % de remise avec un engagement d’un an ; sans engagement, un préavis de trois mois est généralement demandé.

Le budget réel d’une SASU : appliquer la règle des 12 mois pleins

La plupart des comparatifs s’arrêtent au prix de création. C’est l’erreur la plus coûteuse. La règle des 12 mois pleins consiste à additionner tout ce qui sera prélevé sur une année complète : prestation de création, frais de greffe, annonce légale, puis chaque abonnement mensuel multiplié par douze.

Prenons une SASU qui prend l’offre Express, le compte pro société et la domiciliation, en paiement annuel et sans promotion. La création coûte 199 € une seule fois, le compte 11 € par mois (132 € sur l’année), la domiciliation 25 € par mois (300 € sur l’année). Total : 631 € HT la première année, hors frais légaux et hors comptabilité.

L’année suivante, la création disparaît : il reste 432 € HT si les tarifs ne bougent pas. Ajoutez la comptabilité à 75 € par mois pour une société et vous dépassez les 1 300 € HT annuels. Ce chiffre change complètement la lecture du « 0 € » affiché en page d’accueil.

Autre point souvent découvert trop tard : le prix de 39 € HT en comptabilité concerne les SCI et les associations, pas les SASU. Si vous créez une société d’exploitation, partez du tarif haut. Et pour calibrer l’ensemble, mieux vaut bâtir un plan de financement initial solide avant de valider une commande.

Le même raisonnement s’applique aux très petites structures. Un freelancer qui lance une activité secondaire doit regarder son budget de petit business global, abonnements compris, et pas seulement le ticket d’entrée de la plateforme.

Options alternatives : compte pro, domiciliation et facture électronique

Au-delà de la création, LegalPlace vend quatre briques qui peuvent se prendre séparément. Chacune a son intérêt, et chacune a ses limites.

Compte professionnel et adresse parisienne

Le Pack Basique du compte pro comprend une carte Mastercard Corporate, 20 virements SEPA gratuits par mois, l’application mobile et les paiements Apple Pay ou Google Pay. L’attestation de dépôt de capital est annoncée en 12 heures, un vrai gain de temps quand on veut immatriculer vite.

Trois questions permettent de savoir si la formule suffit : combien de virements passez-vous chaque mois, comment vos clients vous règlent, et avez-vous besoin de plusieurs accès pour un associé ou une assistante. Au-delà de 20 virements ou d’un seul utilisateur, il faut monter en gamme.

La domiciliation s’effectue au 47 rue Vivienne, dans le 2e arrondissement. Le courrier est reçu, scanné, puis consultable en ligne, avec réexpédition ou destruction à la demande. La promesse d’« économie d’impôts jusqu’à 1 000 € par an » sur la CFE mérite d’être vérifiée au cas par cas : le montant dépend de la commune, de la base de calcul et de votre situation. Faites le calcul en déduisant le prix de l’abonnement.

Facturation électronique : la zone grise à lever avant de signer

La réforme oblige, la plateforme propose un outil dès 8,25 € HT par mois, sans engagement et avec 20 jours d’essai. Vous y préparez vos devis, générez vos factures au format Factur-X et suivez les paiements.

Sauf que la page se présente comme « plateforme agréée par l’État », alors que le nom LegalPlace n’apparaît pas dans la liste officielle des plateformes agréées consultée le 24 septembre 2026. Cela ne prouve pas l’absence d’un opérateur partenaire derrière l’outil, mais l’ambiguïté mérite d’être levée par écrit. Trois questions à poser : quelle plateforme agréée gère réellement les échanges, ce qui fonctionne déjà dans votre formule (réception, émission, ou les deux), et où arriveront les factures fournisseurs.

Bonne nouvelle : créer son entreprise chez LegalPlace ne vous enferme pas. Si vous avez déjà un logiciel conforme, rien ne vous oblige à en changer.

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Avis clients : ce que 13 600 retours disent vraiment

Sur Trustpilot, la plateforme affiche 4,4 sur 5 pour plus de 13 600 avis. Sur un volume pareil, difficile de gonfler artificiellement la note. Trois compliments reviennent : la clarté du parcours de création, la rapidité de traitement du dossier et la disponibilité des conseillers au téléphone.

Le suivi divise davantage. Une cliente raconte qu’elle aurait préféré échanger en personne avec son comptable. Un autre signale un problème sur son dossier, version contestée par la plateforme. Impossible de trancher avec ces seuls témoignages, mais le rappel est utile : relisez vos documents et sachez comment joindre quelqu’un en cas de blocage.

Ce qu’il faut vérifier avant de valider la commande

  • Le récapitulatif complet : création, frais légaux et abonnements ajoutés en cours de route.
  • La durée des abonnements, leur renouvellement automatique et les conditions de résiliation.
  • La sortie : transmission des documents si vous changez de comptable, transfert du siège si vous quittez la domiciliation.
  • Vos archives : récupérez vos pièces avant de perdre l’accès à l’espace client.
  • Le code DIGITIZ, qui donne 15 % de réduction sur les prestations éligibles, à saisir au paiement et à contrôler sur le montant final.

Un dernier réflexe : vérifier si votre formule inclut uniquement la création ou aussi les démarches annuelles, comme l’approbation des comptes. Ce sont deux prestations différentes.

Comparatif services juridiques : les options alternatives crédibles

Le marché de la création d’entreprise en ligne reste concurrentiel, malgré la concentration du secteur. Quatre acteurs méritent une comparaison sérieuse selon ce que vous souhaitez déléguer.

  • Legalstart : le concurrent historique, fondé en 2013 et racheté en 2026. Trois formules de création (Starter à 0 €, Standard à 99 €, Premium à 199 €), frais légaux en plus. Un bon point de repère, en sachant qu’il s’agit du même groupe.
  • Swapn : un cabinet d’expertise comptable qui crée la société pour 0 € hors frais de tiers, sans engagement. La comptabilité démarre à 29 € HT par mois, bien en dessous de ComptaPlace. À regarder si le suivi comptable est votre priorité.
  • Dougs : création offerte quand vous prenez la comptabilité, facturée 150 € HT seule. Chaque dossier passe par un juriste dédié et un rendez-vous conseil sur le statut.
  • Qonto : la création est offerte sous condition d’un abonnement annuel au compte pro, hors frais de greffe et d’annonce légale. Le dépôt de capital est facturé 69 € HT. Pertinent si la banque est votre besoin principal.

Pour croiser les avis et repérer les incohérences entre promesses marketing et retours d’usagers, un moteur de recherche dopé à l’IA comme celui analysé dans ce test complet de Perplexity fait gagner du temps. À condition de confronter chaque réponse aux pages officielles.

Pour qui LegalPlace reste le bon choix cette année

La plateforme fait bien ce qu’elle promet : un parcours lisible, un dossier traité vite et la possibilité de tout regrouper au même endroit. Le reste dépend de votre profil.

Vous lancez une micro-entreprise : si les démarches administratives ne vous font pas peur, la déclaration est généralement gratuite sur le guichet unique. Vous payez l’accompagnement, pas un passage obligé. Payez-le en connaissance de cause.

Vous créez une SASU ou une EURL : regardez le niveau d’aide réellement nécessaire et le budget sur douze mois, abonnements et frais légaux compris. Le prix d’appel est un leurre, le coût annuel est la seule donnée qui compte.

Votre projet est complexe : associés aux apports différents, investisseur au capital, activité réglementée. Commencez par un professionnel, puis utilisez la plateforme pour exécuter.

Dans tous les cas, sortez la calculette avant de valider : douze mois pleins, tout inclus. Et si vous passez commande, le code DIGITIZ fait tomber 15 % sur les prestations éligibles.

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