Les factures s’accumulent chaque mois : Supabase pour la base de données, Vercel pour l’hébergement, un service de monitoring par-dessus. Résultat, plus de 80 € par mois pour des projets qui pourraient tenir sur un simple serveur privé. En 2026, la donne change avec l’arrivée de connecteurs intelligents qui permettent de piloter un VPS en langage naturel. Claude Code, l’assistant d’Anthropic, s’impose comme un allié de taille pour cette migration. Retour sur une expérience concrète : remplacer une stack coûteuse par un VPS à 5,49 € par mois, sans sacrifier la performance ni la sécurité.
Ce test a été réalisé avec un VPS Hostinger, en partenariat avec la marque. L’objectif : démontrer qu’un SaaS complet peut fonctionner avec une infrastructure minimaliste, pilotée par l’IA. Voici les étapes, les coûts réels et les enseignements de cette transition.
En bref :
- Le constat : Supabase, Vercel et un outil de monitoring représentent plus de 80 € par mois pour un usage personnel.
- La solution : un VPS à 5,49 € par mois suffit pour héberger base de données, déploiement, emails et analytics.
- L’accélérateur : le connecteur MCP de Hostinger permet à Claude Code de gérer le serveur sans ligne de commande.
- La stack : PostgreSQL, Caddy, Better Auth, Prisma, Resend et des outils open source comme Plausible ou GlitchTip.
- Le résultat : une économie de plus de 70 € par mois, avec une autonomie totale sur l’infrastructure.
Pourquoi quitter Supabase et Vercel pour un VPS à 5 € par mois
Le réflexe actuel consiste à empiler des services managés. Supabase pour la base, Vercel pour le front, un troisième outil pour les logs. Cette approche rassure, mais elle coûte cher. Pour un projet solo ou une petite équipe, la facture dépasse rapidement les 80 € mensuels. Or, un VPS à 5 € par mois peut faire le même travail, avec des briques open source.
La différence tient à la complexité perçue. Gérer un serveur Linux en SSH fait peur. Les mises à jour, la sécurité, les sauvegardes… C’est exactement ce que les plateformes managées promettent d’éliminer. Mais les choses évoluent. Les assistants IA comme Claude Code simplifient radicalement l’administration système. Le connecteur MCP de Hostinger transforme une interface technique en conversation.
Cette migration ne convient pas à tout le monde. Les entreprises qui exigent une haute disponibilité sans contrainte d’ingénierie resteront sur du managé. En revanche, pour les développeurs indépendants et les startups en phase de validation, l’auto-hébergement devient crédible. Il suffit d’accepter un changement de posture : vous devenez responsable de votre infrastructure.

Le coût réel d’une stack managée
Prenons un cas concret. Un projet qui utilise Supabase pour l’authentification et la base de données, Vercel pour le déploiement et un service de surveillance des uptimes. Le plan gratuit de Supabase suffit pour prototyper, mais dès que le trafic augmente, les paliers payants s’enchaînent. Vercel facture les fonctions serverless et la bande passante. Le monitoring ajoute sa propre ligne.
Au final, le cumul des abonnements intermédiaires dépasse les 80 € par mois. Pour un SaaS qui génère quelques centaines d’euros, la marge fond. D’autant que ces coûts augmentent avec l’usage. Il n’existe pas de plafond clair, contrairement à un VPS dont le prix est fixe.
Ce modèle économique profite aux grands acteurs. Les développeurs paient pour la commodité. Le jour où l’on décide de reprendre la main, les économies sont immédiates. La question n’est plus « pourquoi migrer », mais « comment migrer sans y passer des semaines ».
Le connecteur MCP Hostinger : votre serveur piloté depuis Claude Code
Hostinger a lancé un connecteur MCP qui change la donne. Concrètement, il permet de gérer un compte et un VPS directement depuis Claude Code, Cursor, VS Code ou ChatGPT. Créer des sites, déployer une application, gérer les noms de domaine, administrer le serveur ou consulter la facturation se fait en langage naturel. Le panneau d’administration devient obsolète.
L’installation tient en une ligne. Vous sélectionnez votre IDE sur la page du connecteur, vous copiez la commande, et Claude Code vous demande de vous authentifier dans le navigateur. Une fois la connexion établie, l’assistant dispose d’un accès complet au serveur. Il peut exécuter des commandes, modifier des fichiers, installer des paquets et configurer des services.
Cette approche mérite d’être comparée aux offres concurrentes. Les VPS Hetzner ou OVH restent moins chers sur certains modèles, mais leur configuration manuelle rebute. L’avantage de l’écosystème Hostinger tient à cette interface MCP native. Pour ceux qui ont déjà des projets à déployer, le gain de temps est considérable. Un avis Hostinger détaillé montre que le rapport fonctionnalités-prix reste pertinent.
Préparer et sécuriser le VPS en un prompt
Mon premier prompt tenait en quelques lignes : remplacer Supabase et Vercel par un VPS auto-hébergé. Claude Code s’est connecté au serveur via le connecteur, a fait l’état des lieux et a enchaîné les opérations tout seul. La sécurité d’abord : connexion par clé SSH, désactivation de l’authentification par mot de passe, double firewall (UFW sur la machine et firewall Hostinger côté hyperviseur), fail2ban et mises à jour système.
Ces étapes sont cruciales. Un serveur fraîchement créé reçoit des tentatives de connexion en quelques minutes. Les logs du VPS montraient déjà 9 attaques de type brute-force avant le début de la configuration. Ignorer la sécurisation revient à laisser sa porte ouverte dans un quartier animé.
Ensuite, l’installation des services : PostgreSQL en local, le même moteur qui équipe Supabase, et Caddy pour le déploiement HTTP avec certificat HTTPS automatique. Un détail important : la base de données n’est pas exposée sur Internet. Seule l’application y accède, en local, ce qui réduit drastiquement la surface d’attaque.
J’ai aussi demandé la synchronisation avec GitHub dès le départ. C’est un réflexe à prendre systématiquement : si vos données locales disparaissent, le code reste dans un dépôt privé. Cette sauvegarde externe ne coûte rien et protège contre les erreurs de manipulation.
Construire un SaaS complet sans quitter l’assistant
Pour prouver que la solution fonctionne, j’ai construit un mini CRM pour agences web. L’idée : gérer des clients, suivre des factures et envoyer des relances automatiques. Une application classique, avec base de données, comptes utilisateurs et emails transactionnels. La stack utilisée : Next.js pour le front, Prisma comme ORM, Better Auth pour les sessions et un cron pour les tâches planifiées.
Prisma mérite une attention particulière. Il joue le rôle de traducteur entre le code et la base PostgreSQL. Il peut même fournir une interface visuelle d’administration, comparable à celle de Supabase. Cette brique rassure les développeurs habitués aux outils graphiques. Better Auth, de son côté, gère les inscriptions, les connexions et les mots de passe, le tout stocké dans PostgreSQL. L’ensemble reste cohérent avec une architecture classique de SaaS moderne.
Le nom de domaine constituait la dernière pièce du puzzle. Le connecteur a bluffé sur ce point : l’achat de pipedesk.fr s’est fait directement depuis Claude Code. Une pop-up de confirmation affiche le prix et la durée, puis les enregistrements DNS sont configurés automatiquement. Plus besoin d’aller-retour entre l’interface du registrar et le serveur. Ce flux simplifie considérablement le lancement de multiples projets. Un aperçu des prix des noms de domaine permet d’ailleurs de vérifier que les tarifs restent raisonnables.
Un bug d’authentification Better Auth est apparu en cours de développement. Claude Code l’a détecté et corrigé de lui-même. Ce niveau d’autonomie réduit le temps de débogage, souvent l’un des postes les plus chronophages dans le développement d’un produit.

Relances automatiques par email avec Resend
Le cœur du CRM repose sur les relances de factures impayées. L’envoi d’emails utilise Resend, une API dont le plan gratuit offre 3 000 emails par mois, avec une limite de 100 par jour. C’est largement suffisant pour un usage de relances régulières. L’intégration s’est effectuée sans intervention manuelle : Claude Code a créé l’adresse email liée au domaine, ouvert une session navigateur pour l’inscription sur Resend et configuré les enregistrements DNS, propagation MX comprise.
Une découverte intéressante concerne la création de boîtes email. Si vous achetez un domaine sans hébergement web, le hPanel de Hostinger ne permet pas d’ajouter une adresse email. La parade consiste à héberger la boîte mail directement sur le VPS, ce que l’assistant a fait sans frais supplémentaires. Cette flexibilité montre l’intérêt d’avoir la main sur son infrastructure.
Pour tester le fonctionnement, une fiche client fictive a été créée avec une facture en retard. L’email de relance est parti automatiquement, puis la relance est apparue dans le tableau de suivi du CRM. Chaque matin à 8 h, le cron repère les factures échues et déclenche l’envoi, sans jamais relancer deux fois le même client. Cette automatisation remplace efficacement un service externe de relance.
La stack complète : ce qui tourne sur le VPS
Voici la liste des briques installées sur le serveur et ce qu’elles remplacent dans une configuration classique :
- PostgreSQL : la base de données, celle-là même qui motorise Supabase, en open source sur votre serveur
- Prisma : le traducteur entre votre code et la base, avec interface visuelle en option
- Caddy : le déploiement et le HTTPS automatique, à la place de Vercel
- Le cron : toutes vos automatisations récurrentes, le serveur tournant en continu
- Better Auth : les comptes utilisateurs, stockés dans votre propre base
- Resend : les emails transactionnels, gratuits jusqu’à 3 000 envois par mois
- GlitchTip : le tracking des erreurs, une alternative open source à Sentry
- Plausible : les analytics, en remplacement de Google Analytics
Cette architecture tient sur un VPS KVM 2, avec 2 vCPU, 8 Go de RAM et 100 Go de stockage NVMe. Pour des projets plus modestes, le KVM 1 à 5,49 € par mois suffit. Le code promotionnel DIGITIZFR offre 10 % de réduction sur ces plans. L’hébergement web mutualisé n’a pas cette flexibilité, le VPS offre un contrôle total avec une puissance dédiée.
Combien ça coûte vraiment
Comparons les deux configurations. Avant : Supabase, Vercel et un service de monitoring, soit plus de 80 € par mois. Après : un VPS KVM 2 à 7,99 € par mois, un nom de domaine à une dizaine d’euros par an et des outils open source gratuits. L’économie mensuelle dépasse 70 €, soit près de 850 € par an. De quoi financer d’autres projets ou simplement améliorer sa marge.
La contrepartie, c’est la responsabilité. Vous gérez les sauvegardes, les mises à jour et la sécurité. Supabase et Vercel s’occupaient de tout cela. C’est précisément ce qui freine de nombreux développeurs. L’apport de Claude Code et du connecteur MCP change cette équation : la maintenance se fait en langage naturel, avec des rappels et des vérifications automatiques. Vous reprenez le contrôle sans subir la complexité technique.
| Poste | Stack managée | VPS auto-hébergé |
|---|---|---|
| Base de données | Supabase (payant à l’usage) | PostgreSQL, inclus dans le VPS |
| Hébergement front | Vercel (fonctions serverless) | Caddy, inclus dans le VPS |
| Monitoring | Service tiers (10-20 €/mois) | GlitchTip, open source et gratuit |
| Analytics | Google Analytics ou équivalent | Plausible, auto-hébergé |
| Emails transactionnels | Resend ou Mailgun, facturés | Resend, 3 000 emails/mois gratuits |
| Coût total | 80 € + par mois | 5,49 € à 7,99 € par mois |
Migration et optimisation des coûts : mon verdict
Après ce test, le constat est clair : l’auto-hébergement devient une option sérieuse pour les développeurs indépendants. Le temps gagné grâce à l’IA compense largement la courbe d’apprentissage. Chaque nouvelle application pose désormais la question : faut-il la déployer sur un VPS que je maîtrise, ou sur des services managés qui réduisent ma marge ? La réponse dépend de la criticité du projet, mais la balance penche nettement.
Ce qui impressionne le plus, c’est le faible nombre d’interventions manuelles. L’achat du domaine, la configuration DNS, la création de la boîte email, l’inscription à Resend et le débogage du bug d’authentification : tout est passé par Claude Code et le connecteur. Le serveur privé devient un outil conversationnel, accessible à ceux qui ne vivent pas dans un terminal.
Bien sûr, cette migration ne convient pas aux projets à très forte charge ou aux exigences de haute disponibilité strictes. Les plateformes managées conservent leurs avantages dans ces cas-là. Mais pour une grande majorité de SaaS, de sites vitrines et d’applications métier, le VPS offre une alternative performante. La souveraineté sur ses données et la maîtrise des coûts justifient amplement la transition.
L’écosystème évolue rapidement. Les outils MCP se multiplient et les assistants IA progressent. Ce qui paraissait complexe il y a quelques mois devient routinier. Tester cette approche sur un projet secondaire constitue un excellent point de départ. Les enseignements tirés guideront vos prochains choix d’infrastructure, en toute connaissance de cause.
Si vous souhaitez explorer des alternatives d’hébergement web françaises ou approfondir le sujet des VPS, plusieurs ressources peuvent vous aider. Pour ma part, chaque projet personnel atterrit désormais sur mon VPS, avec un œil attentif sur la facture mensuelle.































