Entreprises : comment réduire vos factures d’énergie ?

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En résumé

  • Faites auditer vos contrats par un courtier afin de renégocier les tarifs de gros et de recalibrer la puissance souscrite pour réduire le TURPE.
  • Vérifiez votre éligibilité aux taux réduits ou aux exonérations sur l'accise sur l'électricité afin d'alléger vos taxes.
  • Adoptez immédiatement des éco-gestes de bon sens au bureau, comme la consigne de chauffage à 19 °C et l'extinction des veilles informatiques.
  • Planifiez la rénovation énergétique de vos locaux avec le soutien des CEE et de l'ADEME pour répondre aux exigences du décret tertiaire.
  • Valorisez vos toitures ou vos parkings avec des panneaux solaires en autoconsommation ou en tiers-financement pour sécuriser vos coûts.

Les dépenses énergétiques pèsent lourdement sur la rentabilité des entreprises, souvent en raison de contrats inadaptés et d’équipements mal calibrés. Pour un dirigeant ou un directeur financier, réduire ces charges récurrentes exige une méthode claire : auditer les contrats existants, chasser les gaspillages immédiats et planifier les investissements à fort rendement.

Faire appel à un courtier en énergie

Un courtier en énergie audite vos contrats pour ajuster la puissance souscrite au TURPE, négocier les tarifs de gros et identifier les exonérations fiscales sur l’accise.

La première étape pour assainir ses coûts consiste à faire appel à un courtier en énergie afin d’auditer vos conditions contractuelles. Un intermédiaire indépendant compare les offres des fournisseurs alternatifs et historiques pour renégocier votre contrat de gaz et d’électricité pro au moment le plus favorable des marchés de gros.

Au-delà du simple prix du mégawattheure (MWh), cette démarche permet d’optimiser le contrat d’électricité de votre entreprise sur l’ensemble de ses composantes techniques et fiscales :

  • L’ajustement de la puissance souscrite : un recalibrage de la puissance évite les pénalités de dépassement tout en diminuant la part fixe du Tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (TURPE).
  • L’optimisation des taxes : de nombreuses activités industrielles ou tertiaires sont éligibles à des taux réduits ou à des exonérations sur l’accise sur l’électricité (ancienne TICFE).
  • La gestion des profils de consommation : le lissage des pics d’appel de puissance prévient les surcoûts liés aux heures de pointe.

Le courtier analyse vos courbes de charge, monte le dossier de consultation auprès des différents fournisseurs et vous soumet une grille comparative transparente, vous laissant ainsi la décision finale sans perturber votre exploitation quotidienne.

Investir dans des équipements et des locaux moins énergivores

Associez les éco-gestes quotidiens à des travaux d’efficacité thermique financés par les CEE afin d’atteindre les objectifs fixés par le décret tertiaire.

Diminuer le prix unitaire de l’énergie ne suffit pas : la pérennité des économies repose sur la réduction directe des volumes consommés. Deux temporalités d’action doivent être distinguées pour structurer vos efforts budgétaires :

  • Les actions immédiates sans investissement lourd : l’instauration d’éco-gestes pour la consommation d’énergie au bureau (extinction systématique des postes informatiques en veille, régulation des consignes de chauffage à 19 °C et de climatisation à 26 °C, programmation fine de l’éclairage).
  • Les travaux de performance structurelle : l’isolation thermique de l’enveloppe bâtie, le remplacement des systèmes de génie climatique par des pompes à chaleur performantes et l’installation d’équipements de régulation connectés.

Pour cibler les postes prioritaires, la réalisation d’un audit énergétique d’entreprise constitue le point de départ indispensable. Cette démarche aide également à se conformer aux obligations réglementaires, notamment le décret tertiaire qui impose des paliers stricts d’économies d’énergie (-40 % d’ici 2030, -50 % en 2040) pour les surfaces de plus de 1 000 m², ainsi que le décret BACS sur l’automatisation des bâtiments techniques.

Ces projets de modernisation bénéficient de soutiens financiers majeurs. En mobilisant le dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) et les aides proposées par l’ADEME, vous réduisez considérablement le reste à charge des chantiers afin que les bâtiments soient moins énergivores.

Vendre de l’énergie à votre fournisseur

Si votre entreprise dispose de surfaces de toiture disponibles, d’ombrières de parking ou de terrains inexploités, la production photovoltaïque transforme une surface passive en centre de profit. Vous pouvez injecter l’électricité sur le réseau en revente totale ou opter pour l’autoconsommation avec vente du surplus, ce qui sécurise durablement une partie de vos approvisionnements contre la volatilité des marchés.

Pour les structures ne souhaitant pas mobiliser leur trésorerie dans l’achat des panneaux solaires, des solutions de tiers-financement existent. Des opérateurs spécialisés financent l’installation des centrales en échange de l’exploitation de l’énergie produite, permettant parfois de rénover des toitures industrielles ou de construire des hangars de stockage sans investissement initial de votre part.

Réduire les factures d’énergie d’une organisation suppose d’actionner conjointement le levier contractuel, l’efficacité opérationnelle et l’autoproduction. Au-delà du gain économique direct, ce pilotage renforce la feuille de route RSE de l’entreprise face aux exigences des donneurs d’ordre et des clients, ce qui renforcera votre image de manière durable.

Testez vos connaissances

  1. Quel levier permet de diminuer directement la part fixe du TURPE sur votre facture ?

    • L'ajustement de la puissance souscrite
    • Le remplacement de l'éclairage par des LED
    • La pose d'ombrières solaires
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    L'ajustement de la puissance souscrite

    Le recalibrage de la puissance souscrite évite les pénalités de dépassement et abaisse le montant fixe lié à l'acheminement de l'électricité.

  2. Quelle consigne de température intérieure est préconisée en hiver pour limiter les consommations au bureau ?

    • 21 °C
    • 19 °C
    • 17 °C
    Afficher la réponse

    19 °C

    Régler le chauffage sur 19 °C constitue un standard éprouvé pour contenir la dépense énergétique sans compromettre les conditions de travail.

  3. Quel palier d'économies d'énergie le décret tertiaire impose-t-il d'atteindre d'ici 2030 ?

    • -20 %
    • -30 %
    • -40 %
    Afficher la réponse

    -40 %

    La réglementation impose aux bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m² une baisse de consommation de 40 % d'ici 2030, puis de 50 % en 2040.

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